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Journal de Bord de la LRU depuis 2006

D 22 mars 2009     H 08:16     A Martin Rass     C 0 messages


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fírgoa
universidade pública - espazo comunitario

Sous ce titre se présente à l’intérieur de l’USC - Universität von Santiago de la Compostela un espace communautaire, qui se veut plate-forme des réflexions autour de l’avenir des universités européennes (revue de presse internationale, informations syndicales, publications et séminaires idoines, etc.).

Comme rien est neutre, annonçons aussi la tendance : opposition contre les conséquences du processus de Bologne.
L’Europe du savoir appelée par les instigateurs [1] du processus de Bologne reste à inventer et surtout à libérer de la mainmise de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Ce site récense entre autres une multitude de sources françaises autour de la LRU, dite Loi Pécresse. On peut donc l’appeler à juste titre journal du bord de la LRU.

Voir en ligne : Francia : Folga contra a lei Pécresse : non á privatización das universidades

A lire : Franz Schultheis (et al., dir.), Le cauchemar de Humboldt. Les réformes de l’enseignement supérieur européen. Paris, Raisons d’agir, 2008.

Un résumé très personnel de ce livre, rédigé par notre ancien collègue Bernard Gensane, se trouve sur Le grand soir, journal militant d’information alternative.
Voici un lien vers un autre résumé.

Extrait :

Yves Winkin
L’esprit de Bologne : "Si les universités ne s’adaptent pas, on se passera d’elles".

La violence de cette petite phrase devrait inquiéter tous ceux qui se sentent concernés par la transformation actuelle des universités, en France et ailleurs en Europe, à la suite de la mise en application de la Déclaration de Bologne, signée en juin 1999 par les ministres de l’Éducation de vingt-neuf États européens. C’est qu’elle exprime bien ce que beaucoup pensent en haut lieu sans jamais trop l’exprimer publiquement : les universitaires feraient bien de se rendre compte rapidement que les temps ont changé, sinon des « experts » prendront leur place. Elle traduit en termes crus ce que la Déclaration de Bologne n’évoque que de manière très euphémisée (« Nous devons en particulier rechercher une meilleure compétitivité du système européen d’enseignement supérieur »). Au moment où le système LMD (licence-master-doctorat) se met en place en France, il faut se rendre compte que l’« esprit de Bologne » est beaucoup moins généreux que le texte de la Déclaration le laisse croire. Retraçons l’histoire de cette petite phrase. Elle montre bien qu’entre les étudiants en grève et les présidents d’université, les plus naïfs ne sont pas ceux qu’on pense. (...) [2]

Le livre existe également en allemand : Humboldts Albtraum. Der Bologna-Prozess und seine Folgen

Sinon pour rester dans la sphère germanique : Ulrike Haß, Nikolaus Müller-Schöll (Hrg.), Was ist eine Universität ? : Schlaglichter auf eine ruinierte Institution, Transcript.

Descriptif :
Sous l’étiquette de "réforme", des changements fondamentaux de l’institution universitaire s’annoncent. Les principes de l’autonomie universitaire, de la liberté de la recherche et de l’enseignement, ou culture devient synonyme de formation, seront subvertis. Les conséquences pour la société et l’université sont très peu étudiées et analysées jusque là. Qu’est devenue l’université moderne, conçue en 1800 ? Comment elle se défend actuellement contre les exigences d’efficacité et d’excellence ?
Les contributions de cet ouvrage se consacrent à ces questions par différents angles de vues.

Le 10e anniversaire du processus de Bologne avec ses commémorations officielles a été une nouvelle occasion pour montrer comment on allait adapter [3] l’université à son avenir incertain.

Côté français on n’a vu que peu d’empressement dans l’affaire, il est vrai que les plaies après ce long mouvement infructueux sont encore grandes ouvertes. Il n’empêche que la ministre en service depuis 2007 n’a pas arrêté de marteler combien de milliards ont été déjà investis pour la marche vers l’excellence, même si les destinataires n’ont pas encore vu grand chose. Côté organisation, les organismes de surveillance sont en place, avec l’AERES, nous sommes depuis 2007 dans une marche forcenée de standardisation du paysage universitaire français. Voir aussi un article dans Vacarme, qui pose au moins la bonne question : "L’université française existe-t-elle ?"


[1"La construction européenne a tout récemment effectué des progrès très importants. Mais si pertinents que soient ces progrès, ils ne doivent pas nous faire oublier que l’Europe que nous bâtissons n’est pas seulement celle de l’Euro, des banques et de l’économie ; elle doit être aussi une Europe du savoir.
Nous devons renforcer et utiliser dans notre construction les dimensions intellectuelles, culturelles, sociales et techniques de notre continent. Elles ont été, dans une large mesure, modelées par ses universités, qui continuent à jouer un rôle central dans leur développement."
Début de la déclaration de la Sorbonne, le 25 mai 1998

[2Le cauchemar…, p. 199

[3il n’y a pas de traduction courte pour ce que disent les sites allemands - fitmachen für die Zukunft - l’anglais "fit" est à la fois "adapté" et "en bonne forme"

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