RSS 2.0 twitter facebook
Vous êtes ici : Accueil » KKKultur » Arts frontaliers » Les zones pavillonnaires

Les zones pavillonnaires

D 7 février 2008     H 23:40     A Martin Rass     C 0 messages


agrandir

"Les banlieues rêvent de violence. assoupies dans leurs pavillons somnolents, sous l’aile de centres commerciaux bienveillants, elles attendent patiemment les cauchemars qui les éveilleront à un monde de passion…"
J.G. Ballard

Le hasard a voulu que j’ai vu "Hundstage", un film qui sonde la vie misérable dans la banlieue viennoise, et écouté le lendemain sur France Culture une émission présentant le livre de Sybille Vincendon, Petit traité des villes à l’usage de ceux qui les habitent.

Attaliland

Hundstage ne se passe pas dans les tours, mais dans des zones de lotissements qui concentrent la misère humaine, pas de communication, pas de vie collective, en somme pas d’espoir.
Le réalisateur autrichien Ulrich Seidl fait un montage condensé - évidemment les six histoires qu’il raconte ne peuvent pas exister d’une manière isolée ni peuvent représenter l’ensemble - des problèmes qui ont déjà cours ou qui peuvent être imaginés dans de tels ensembles érigés dans le nomansland entouré d’autoroutes et de zones commerciales.

Petit traité

Vincendon ne traite ce sujet que par un biais, mais avec le même diagnostic. Les lotissements, zones de dortoirs, ne sont pas fait pour vivre ensemble, un aspect de la vie en ville qu’elle voudrait réhabiliter. Les lotissements ne disposent pas ou peu d’équipements, sont loin de tout, si on ne compte pas les autoroutes et les zones commerciales qu’on rejoint à l’aide de ces axes, si on possède une voiture.
Dans ce sens elle rejoint Seidl, pour qui ces zones sont tout bonnement invivables et abrutissantes.

Une affaire à suivre.

Lire aussi le numéro de vacarme qui y consacre un dossier.

Dans la même rubrique

15 mars – Diamanda Galás

15 mars – Proust - A la recherche du temps perdu - pour changer un peu

23 novembre 2014 – De Charlotte à Samiya

21 mars 2012 – Valie Export : Adversaires invisibles

3 novembre 2011 – Petite énigme littéraire