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Blixa Bargeld

D 21. Oktober 2006     H 00:29     A Martin Rass     C 0 messages


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Blixa Bargeld Stole My Cowboy Boots

Blixa Bargeld, peut-être mieux connu comme chanteur des "Einstürzende Neubauten" est passé jeudi 19 au Confort moderne à Poitiers pour présenter son projet solo, dénommé Rede/Speech

Sur son site on peut voir une petite vidéo quicktime avec sa version du système solaire.

La performance nécessite peu de moyens, quatre pédales pour enregistrer des phrases en direct, un technicien qui lui renvoie le boucles, qui évoluent et finissent par créer un tapis sonore et rhytmique, sur lequel se juxtaposent les vocalises et les chants de Blixa Bargeld.

Le technicien doit certainement connaître aussi bien chaque geste que le chanteur lui-même, mais au bout de onze ans ce programme est certainément arrivé à maturité, impression confirmée par le concert d’hier.

Mature aussi dans le sens où c’était très court, une heure à peine, avant que le chanteur s’éclipse dans les coulisses. Se prenant très au sérieux, il a certainement aussi confirmé l’idée (vraie ou fausse) que les Français se font des Allemands : ils ont l’âme profonde et romantique.

Il n’empêche que les romantiques pouvaient être très drôles, bien que cette note de Novalis sur l’humour n’en ait pas l’air:

29.

Humor ist eine willkürlich angenommene Manier. Das Willkürliche ist das Pikante daran: Humor ist Resultat einer freien Vermischung des Bedingten und Unbedingten. Durch Humor wird das eigentümlich Bedingte allgemein interessant, und erhält objektiven Wert. Wo Phantasie und Urteilskraft sich berühren, entsteht Witz; wo sich Vernunft und Willkür paaren, Humor. Persiflage gehört zum Humor, ist aber um einen Grad geringer: es ist nicht mehr rein artistisch, und viel beschränkter. Was Fr. Schlegel als Ironie charakterisiert, ist meinem Bedünken nach nichts anders als die Folge, der Charakter der Besonnenheit, der wahrhaften Gegenwart des Geistes. Schlegels Ironie scheint mir echter Humor zu sein. Mehrere Namen sind einer Idee vorteilhaft.

Novalis , Blütenstaub

Friedrich Schlegel dont il est question ci-dessus a inventé l’ironie du destin. Il mentionne comme l’exemple l’amateur de la nature qui entre dans la grotte de ses désirs (poncif romantique - la fleur bleue de Novalis) pour se retrouver aspergé de l’eau froide, ce qui finit par calmer ses ardeurs.

Pour revenir à Blixa Bargeld, il se moquait des Allemands qui ne savent pas parler correctement l’anglais tout en oubliant qu’il en fait partie, voilà ce qui rappelle L’aroseur arosé des frères Lumière.

L’aroseur ...

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